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Tout savoir sur le Cloud

Qu’est-ce que le Cloud Computing, concrètement ?
Quels sont les principaux avantages du Cloud Computing ?
Quelles différences entre le Cloud IaaS, PaaS, SaaS ?
Quelles différences entre les applications en ASP et dans le Cloud ?
Quelles différences entre le Cloud privé, Cloud public, Cloud hybride ?
Quels sont les exemples les plus courants d’applications hébergées dans le Cloud pour les TPE et PME ?
Quels sont les exemples les plus courants d’applications hébergées dans le Cloud pour les administrations et le secteur public ?
Le Cloud est-il aussi une solution pour l’hébergement de sites web ?
Quelles différences entre un serveur mutualisé, dédié et virtuel ?
Le Cloud est-il une solution pour le stockage de données et le partage de fichiers ?
Quelles sont les différences entre un serveur physique et un serveur virtuel dans le Cloud ?
Doit-on continuer à procéder à des sauvegardes de données sur support physique ?
Le Cloud me permet-il d’accéder à mes données avec n’importe quel terminal ?
Quels peuvent être les inconvénients liés à l’utilisation du Cloud Computing ?
Quel niveau de sécurité pour mes données hébergées dans le Cloud ?
Quels peuvent être les coûts cachés dans une offre Cloud ?
Quel est le cadre juridique applicable pour la protection de mes données hébergées dans le Cloud ?
Qui est responsable juridiquement des données, l’entreprise cliente ou le fournisseur ?

 


 

Qu’est-ce que le Cloud Computing, concrètement ?

Le Cloud Computing (que l’on appelle aussi en France le nuage informatique) fournit des services ou des applications informatiques en ligne, accessibles partout, à tout moment, et de n’importe quel terminal (smartphone, PC de bureau, ordinateur portable et tablette) dès lors qu’il possède un navigateur Internet. Pour être plus précis, le Cloud Computing permet de partager, chez un fournisseur d’offres Cloud, une infrastructure, une solution applicative ou encore une plateforme à tout utilisateur qui en fait la demande via un simple site internet (aussi appelé portail) en libre-service.

 

Quels sont les principaux avantages du Cloud Computing ?

Voici les 4 principaux avantages de l’utilisation du Cloud Computing :

  • 1er avantage : Un usage simplifié
    Le Cloud Computing simplifie les usages en permettant de s’affranchir des contraintes informatiques traditionnelles (installation et mise à jour des logiciels, espace de stockage, portabilité des données…). Le Cloud Computing offre aussi plus d’élasticité et d’agilité car il permet d’accéder plus rapidement à des ressources IT (serveur, stockage ou bande passante) via un simple portail web et donc sans investir dans des équipements matériels supplémentaires. La mise à disposition est donc immédiate.  De plus, l’utilisateur n’a pas d’infrastructure à gérer, c’est au fournisseur Cloud de maintenir le matériel serveur, le stockage, les réseaux. L’entreprise peut donc se concentrer avant tout sur son métier, son activité et son savoir-faire.
  • 2ième avantage : Une réduction des coûts
    Pourquoi le Cloud Computing est-il économiquement attrayant ? Il permet de démarrer une activité professionnelle sans avoir à investir dans d’une infrastructure IT très coûteuse en interne. Pour les entreprises qui disposent déjà de leur propre infrastructure mais qui ont des besoins IT additionnels (pour gérer des pics d’activités par exemple), le Cloud Computing est le moyen le plus économique d’y répondre. En effet, l’entreprise ajuste son infrastructure à ses besoins, en augmentant ou en diminuant les ressources mise à disposition. En souscrivant à des offres de Cloud Computing, l’utilisateur paie uniquement ce qu’il consomme. Enfin, l’utilisateur n’a pas non plus à supporter les coûts liés à la maintenance et le renouvellement des équipements. Avec le Cloud Computing, l’entreprise utilisatrice réduit considérablement ses investissements IT (coûts liés au Capex) et optimise ses coûts de fonctionnement et d’exploitation (Opex).
  • 3ième avantage : Une haute disponibilité du service
    Contrairement aux idées reçues, le Cloud Computing permet de garantir les accès et la disponibilité des services, ce qui est important aujourd’hui car les entreprises emploient des salariés de plus en plus nomades. Les collaborateurs doivent donc pouvoir accéder à toutes leurs applications et à leurs données sans interruption de service. Les contrats Cloud Computing sont donc très importants pour les clients car ils permettent d’avoir des réponses précises sur les garanties offertes par les fournisseurs sur les SLA (niveaux de service). La disponibilité de service offerte par un fournisseur de service Cloud doit se situer entre 98 et 99,99% incluant les temps d’arrêt des serveurs pour maintenance ou pour des interruptions inattendues.
  • 4ième avantages : La sécurité : les garanties du fournisseur
    Le Cloud Computing apporte plus de sécurité. Et pour cause, faute de temps, de compétences et de budget, les entreprises sont de moins en moins capables d’assurer pleinement la sécurité de leur propre système d’information. En revanche, le Cloud Computing garantit cette sécurité en possédant de biens meilleurs dispositifs et services de sécurité (réplication des données, plan de reprise d'activité, cyberdéfense, etc) avec des mises à jour et des audits réguliers. D’autre part, il est important de privilégier un « Cloud Computing français ». En effet, il est plus rassurant pour l’entreprise de savoir que ses données sont localisées en France et donc de bénéficier de la législation française sur la protection des données. Le lieu de stockage des données est une question récurrente des entreprises utilisatrices, elles sont très méfiantes à l’égard du Patriot Act. En effet, rappelons que la loi américaine autorise aux organismes gouvernementaux d’avoir un accès quasi illimité aux informations appartenant aux entreprises. Enfin, pas de panique, des contrats prévoyant des clauses de réversibilité avec restitution de l’intégralité des données pour les entreprises sont aujourd’hui proposés par les fournisseurs.

 

Quelles différences entre le Cloud IaaS, PaaS, SaaS ?

Voici les différences notables entre les trois principaux types de services Cloud disponibles :

  • IaaS (Infrastructure as a Service)
    Dans le modèle IaaS, seul le matériel (serveurs, baies de stockage, réseaux) qui constitue l’infrastructure est hébergé chez un prestataire ou un fournisseur. Avec le IaaS, l’entreprise bénéficie d’une infrastructure mutualisée (pour des raisons évidentes de coûts des matériels) et automatisée. Avec un modèle IaaS très flexible, l’entreprise peut diminuer ou augmenter ses ressources IT en fonction de ses besoins actuels et futurs.
  • Paas (Platform as a Service)
    Le modèle PaaS se place sur le niveau supérieur du IaaS en offrant aux développeurs un environnement leur permettant d’automatiser leurs déploiement, de développer et tester des logiciel capable de solliciter le commissionnement et le décommissionnement de ressources d’infrastructure de manière complètement intégrés. Le PaaS fournit ainsi des langages de programmation, des bases de données et différents services pour faire fonctionner des applications « Cloud aware » qui automatisent entièrement le déploiement (mises à jour, correctifs, etc) et montée en charge.
  • SaaS (Software as a Service)
    Le modèle SaaS fournit des applications à l’utilisateur sous la forme d’un service prêt à l’emploi qui ne nécessite aucune maintenance : les mises à jour étant régulièrement faites par l’éditeur. Il est donc perçu, à juste titre par les utilisateurs, comme un modèle de consommation des applications.

 

Quelles différences entre les applications en ASP et dans le Cloud ? 

La différence entre les applications en mode ASP et dans le Cloud (mode SaaS) est d’abord technologique. En effet, une application en mode ASP a d’abord été conçue dans une architecture classique client / serveur à laquelle le développeur ajoute des couches HTML pour garantir son accessibilité via le réseau Internet. A l’inverse, le développement d’une application dans le Cloud ou en mode SaaS s’effectue nativement en mode Web pour être plus facilement accessible depuis n’importe quel poste de travail équipé d’un simple navigateur Internet. L’autre différence notable concerne le mode de commercialisation. Une application ASP repose sur un système de licence traditionnel avec des remboursements mensualisés alors qu’une solution en mode SaaS adopte un mode de paiement basé sur la consommation de l’utilisateur.

Quelles différences entre le Cloud privé, Cloud public, Cloud hybride ?

Voici les différences notables entre les services de Cloud de type : privé, public et hybride.

  • Le Cloud public propose une infrastructure, une solution applicative ou encore une plateforme à tout utilisateur qui en fait la demande via un simple site web (aussi appelé portail) en libre-service. Les éléments constitutifs du service sont mutualisés entre plusieurs clients, entreprises. Le Cloud public délivre des services ou des applications informatiques en ligne, accessibles partout, à tout moment et de n’importe quel poste de travail (smartphone, PC de bureau, ordinateur portable et tablette) mais il peut aussi être exploité pour  fournir à tout utilisateur des services applicatifs "privés" (accessibles par connexion Internet chiffrée).
  • Le Cloud privé,  quant à lui, ne permet pas le partage de l’infrastructure, il est réservé à une seule entreprise, celle-ci garde donc le contrôle sur les ressources utilisées. Il existe deux types de Cloud privé, le premier interne qui se trouve dans les locaux de l’entreprise à travers lequel l’entreprise accède par le biais d'un réseau sécurisé, interne et fermé. Le deuxième externe, lui aussi accessible de façon sécurisée, est hébergé chez un prestataire (hébergeur, infogérant ou fournisseur de services de Cloud privé). La grande différence avec le Cloud public est que et le matériel sous-jacent est dédié aux usages de l’entreprise, autrement dit, il est « mono-tenant ».
  • Enfin, le Cloud hybride permet de marier des ressources internes situées dans l’entreprise et des ressources externes situées dans un Cloud public. Il doit aussi faciliter et sécuriser les transactions entre les applications du Cloud privé et les applications du Cloud public. L’environnement en Cloud hybride permet à l’entreprise de mettre en place des dispositifs de débordement, de plan de reprise d’activité, de sauvegarde croisée, ou tout simplement de diminuer ses coûts en optant pour des serveurs virtuels dans le Cloud au moment où l’entreprise se pose la question du renouvellement d’une partie de son parc de serveurs (dont la durée de vie est d’à peu près 3 ans).

 

Quels sont les exemples les plus courants d’applications hébergées dans le Cloud pour les TPE et PME ?

Les applications hébergées dans le Cloud les plus couramment exploitées par les PME concernent, avant tout, les réseaux sociaux et les outils collaboratifs et bureautiques.

  • Les réseaux sociaux (Facebook, Viadeo ou encore Linkedin) tiennent évidement la première place des usages Cloud dans les petites et les moyennes entreprises.
  • Ensuite, l’email et les applications bureautiques sont de plus en plus utilisés dans un mode Cloud, on pense avant tout aux Google Apps, à Office365 de Microsoft ou à Blue Mind (solution open source).
  • Hormis ces outils de productivité, les TPE et les PME sont de plus en plus friandes d’applications métiers accessibles dans le Cloud comme les solutions de gestion de la relation client, de comptabilité et de paie (EBP, Sage, Microsoft, Divalto, etc.), de gestion des ressources humaines (Eurécia, Cegid, Talentia, etc.), mais aussi de monitoring et de gestion de parc comme RG System sans oublier les solutions verticales dédiées à des secteurs d’activité autour de la santé, de l’hospitality, du broadcasting, de l’industrie automobile, etc.
  • Enfin, de très nombreuses petites et moyennes entreprises font appel à des applications de téléphonie et de communications unifiées dans le Cloud comme celles commercialisées par Nerim, OpenIP, Sewan Communications ou encore Avencall.

 

Quels sont les exemples les plus courants d’applications hébergées dans le Cloud pour les administrations et le secteur public ?

A l’instar des TPE et des PME (lien vers la question précédente), le Cloud est aussi synonyme de réduction des coûts informatiques pour les administrations et le secteur public qui exploitent, eux aussi, de nombreuses applications hébergées dans le Cloud.

  • Hormis les réseaux sociaux, les applications bureautiques et collaboratives (Google Apps, Microsoft Office365, IBM SmartCloud Notes, etc.) et les applications de gestion, de GRC et de PGI comme celles éditées par Cegid, Salesforce.com, Dimo Gestion ou encore SAP sont de plus en plus adoptées par les entreprises publiques françaises.
  • De même, ces dernières sont également très enclines à adopter des outils de dématérialisation des documents et les solutions de système d'information RH (SIRH) comme Sopra HR Access et Pléiades, IBM Kenexa, SAP SuccessFactors ou encore Itesoft Yooz, ce dernier étant positionné sur les petites collectivités. Toutes ces solutions embarquent généralement les technologies les plus récentes (coffre-fort électronique, signature numérique, certificat) en termes de sécurité des données.
  • Enfin, les outils de SIG (Système d’information géographique), qui permettent de gérer et de manipuler un patrimoine de données sur tout le territoire mais aussi au niveau mondial, séduisent les collectivités territoriales, le secteur public en général, les écoles et les administrations, on pense notamment aux solutions ArcGIS Online d’Esri France, MapInfo Stratus, Geoconcept ou encore Isogeo.

 

Le Cloud est-il aussi une solution pour l’hébergement de sites web ?

Assurément. Face aux hébergeurs de sites web traditionnels, il existe des alternatives sérieuses, à savoir des acteurs nationaux du Cloud Computing, capables de proposer des infrastructures informatiques solides accompagnées de services fiables et à des prix concurrentiels. L’objectif de ces fournisseurs de services Cloud est de rendre le site web accessible, de manière fluide et sécurisée 24h/24 même en cas de surcharge (pics de consultation). Contrairement à ces acteurs du Cloud, les hébergeurs traditionnels, ne disposent pas forcément de tous les niveaux de garantie pour assurer la haute disponibilité du site, d’une bande passante suffisante pour drainer de nombreux internautes, d’une élasticité automatisée selon les ressources pour absorber les pics de consultation ou encore de dispositifs pour assurer l’intégrité des données. Enfin, en choisissant un Cloud pour l’hébergement de sites web, une agence web a la possibilité de tester une mise en production d’un site à moindre coût grâce au paiement à l’usage de la plateforme. Cette flexibilité financière permet aussi de monter rapidement des architectures pour faire plusieurs mises en production (de pages et de produits) par jour.

 

Quelles différences entre un serveur mutualisé, dédié et virtuel ?

Les ressources (processeur, stockage, mémoire, bande passante) d’un serveur mutualisé, comme son nom l’indique, sont partagées entre plusieurs utilisateurs. Résultat : le premier bénéfice du serveur mutualisé est financier puisque son coût est réparti sur tous les utilisateurs. A l’opposé, le serveur dédié est propre aux besoins d’un utilisateur ou d’une entreprise. Personne d’autre ne peut utiliser les ressources de ce serveur physique. L’utilisateur gère toutes les ressources du serveur dédié mais cette solution est, bien sûr, pour lui plus onéreuse car non mutualisée. Quant au serveur virtuel, il agit comme un serveur dédié mais mutualisé en exploitant des technologies de virtualisation (la virtualisation consistant à installer plusieurs serveurs virtuels sur un même serveur physique). Ainsi, chaque serveur qui compose le serveur virtuel peut fonctionner avec un système d'exploitation différent et redémarrer indépendamment. Le serveur virtuel se charge de toujours fournir les ressources processeur et mémoire selon les configurations demandées.

 

Le Cloud est-il une solution pour le stockage de données et le partage de fichiers ?

Oui, le Cloud est clairement une solution pour le stockage de données et le partage de fichiers. Un logiciel de stockage dans le Cloud permet, en effet, de stocker et de partager en ligne, avec d’autres utilisateurs des fichiers personnels et professionnels. Ce type de solution accessible par un mot de passe (ou par une politique de gestion des droits d’accès des utilisateurs dans le cadre professionnel) garantit, avant tout, une meilleure sécurité des données. De plus, l’utilisateur qui stocke ses documents en local peut aussi les conserver et les sauvegarder dans le Cloud. La virtualisation (capacité à basculer d'un système d'exploitation à un autre), la déclinaison des applications sur plusieurs environnements, la disponibilité 24h/24 des services de stockage de données en ligne et leur mobilité sont les principaux facteurs au succès du stockage et de partage de fichiers dans le Cloud. Parmi les solutions de stockage les plus connues figurent DropBox ou Google Drive. A ce titre, les offres de stockage et de partage de fichiers dans le Cloud sont nombreuses, elles sont gratuites pour la majorité si l’on veut stocker, partager ou sauvegarder de petites quantités de données (jusqu’à 5 Go en moyenne) et payantes pour des volumes plus importants.

 

Quelles sont les différences entre un serveur physique et un serveur virtuel dans le Cloud ?

Contrairement au  serveur virtuel (lien vers question : Quelles différences entre un serveur mutualisé, dédié et virtuel ?), le serveur physique ne permet pas de partager les ressources matérielles (processeur, mémoire, espace disque), il fonctionne en autonomie comme un PC de bureau classique et est donc propre aux besoins d’un seul utilisateur ou d’une entreprise. Il revient, bien sûr, en moyenne trois à quatre fois plus cher à l’usage puisqu’aucune ressource matérielle n’est partagée ou mutualisée.

De son côté, le serveur virtuel permet, via des techniques de virtualisation, de partitionner un serveur physique en plusieurs serveurs indépendants. Chacun de ces serveurs est parfaitement autonome, avec son propre système d’exploitation et fonctionne d’ailleurs comme un serveur dédié classique. Les avantages sont nombreux mais 2 pré pondèrent et sont assez simples à expliquer : Le premier avantage est que les ressources matérielles du serveur virtuel peuvent être partagées et mutualisées par plusieurs utilisateurs d’où des réductions de coûts importantes dans les datacenters, notamment sur les achats de serveurs. Le second avantage est dans la mobilité des serveurs virtuels ; en effet, en cas de défaillance du serveur physique sous-jacent, le serveur virtuel peut être relocalisé à chaud (sans interruption de service) sur un autre serveur physique, l’usage de serveurs virtuels accroît donc le niveau de disponibilité du service.

 

Doit-on continuer à procéder à des sauvegardes de données sur support physique ?

Tout dépend de l’importance de la donnée à sauvegarder. Concernant certaines données, notamment financières et bancaires, il y a des contraintes juridiques, des exigences de performances et des restrictions de sécurité qui impliquent que les entreprises ne peuvent pas toutes les externaliser. Une sauvegarde ou un archivage en local sur un support physique (bandes ou disques durs) reste, dans ce cas, incontournable même si ce type de données représente en moyenne moins de 5 % de toutes les données confondues dans l’entreprise. En revanche, pour les 95 % de données restantes, quel est l’intérêt pour une entreprise de les sauvegarder en local sur un support physique onéreux à maintenir, complexe à gérer et avec une durée de vie limité. D’autant que pour la majorité des systèmes de sauvegarde existants en local aujourd’hui, il est impossible de réaliser un quelconque PRA (Plan de reprise d’activité) en cas de crash dû à une trop grande hétérogénéité des données et un volume devenu ingérable pour le système en place. A ce jour, de nombreux acteurs commercialisent des solutions de sauvegarde et de continuité de services transposables dans le Cloud. Avec ces solutions maintenues à jour par les fournisseurs, il est possible de restaurer très rapidement les données ou les systèmes qui ont été perdus. La sauvegarde dans le Cloud représente, même aujourd’hui, le moyen le plus économique de limiter les risques de pertes de données, les temps d'arrêt ou les interruptions des activités métiers.

 

Le Cloud me permet-il d’accéder à mes données avec n’importe quel terminal ?

La réponse est oui, car pour avoir accès ces données dans le Cloud depuis n’importe quel terminal (smartphone, tablette, ordinateur portable, etc.) un simple navigateur ou une application mobile dédiée suffisent. En parallèle, nous assistons aussi à une industrialisation des offres de DaaS (Desktop as a service) ou solution VDI (Virtual Desktop Infrastructure) en mode hébergé qui permettent de transformer les postes de travail physiques existants en un service de bureau virtuel accessible de partout et depuis n’importe quel terminal fonctionnant sous Windows, Mac ou Android. Ainsi, lorsque l'utilisateur passe d'un terminal à un autre, il retrouve son bureau enregistré précédemment. En effet, l’environnement de travail est totalement indépendant du terminal physique sur lequel il est utilisé. Données et applications du bureau de l’ordinateur ne se trouvent plus dans le disque dur mais deviennent accessibles en ligne, permettant l’utilisation d’un PC différent mais aussi d’un smartphone ou d’une simple tablette.

 

Quels peuvent être les inconvénients liés à l’utilisation du Cloud Computing ?

D’un point de vue technique, les inconvénients du Cloud Computing proviennent, avant tout, des niveaux de services et de sécurité offerts par les fournisseurs. Par exemple, le fournisseur de Cloud peut-il garantir que les données seront stockées en France ou en Europe pour respecter la réglementation et les lois du pays en matière de protection des données ? De même, les fournisseurs offrent-ils une bande passante suffisante à l’utilisateur pour accéder à son application Cloud ? Le choix du fournisseur est donc primordial pour limiter au maximum les inconvénients liés à l’utilisation de services Cloud. Toutefois, l’inconvénient majeur du Cloud n’est pas en soi technique mais organisationnel. L’adoption du Cloud est surtout liée à une problématique de maturité et d’organisation des entreprises clientes. En effet, elle bouscule la DSI (Direction des systèmes d’information). Cette dernière n’est plus seule à décider des choix IT, les métiers s’y intéressent et deviennent, eux aussi, des décisionnaires. Ils n’hésitent plus à souscrire à des offres dans le Cloud qui répondent à leurs besoins sans même en avertir quelquefois la DSI (phénomène de Shadow IT). Tous ces changements ont ou vont avoir un impact réel sur le rôle que devra tenir la DSI. Si elle est encore considérée, à juste titre, comme une fonction de support par excellence, demain, la DSI sera aussi positionnée comme un  service de production et un centre d’innovation doté d’une nouvelle gouvernance.

 

Quel niveau de sécurité pour mes données hébergées dans le Cloud ?

Concernant la sécurité des données hébergées dans le Cloud, des efforts importants ont été réalisés par les fournisseurs. Ces derniers sont ainsi capables de garantir un niveau de sécurité au moins aussi élevé et même bien souvent plus élevé que les entreprises pour leur propre système d’information. Des audits sont réalisés régulièrement afin de déceler la présence de logiciels espions, les systèmes de sécurité sont très régulièrement mis à jour. Le fournisseur de Cloud opère également des dispositifs de détection d’intrusions et combine des règles d’accès à une gestion accrue des identités et des autorisations. De plus, face aux nouvelles menaces, celles que l’on qualifie de « persistantes » menées par des groupes organisés, certains fournisseurs sont aussi capables de mettre en place de l’intelligence dans la sécurité pour observer et analyser ces nouvelles menaces. D’autre part, il est important de privilégier un « Cloud Computing France ». En effet, il est plus rassurant pour l’entreprise de savoir que ses données sont stockées en France.

 

Quels peuvent être les coûts cachés dans une offre Cloud ?

Si, globalement, le Cloud amène beaucoup plus de rigueur dans la gestion du budget informatique en transférant les dépenses d'investissement (Capex) en dépenses de fonctionnement (Opex), il convient de faire attention aux coûts cachés, notamment ceux liés à la bande passante utilisée. Souvent, les fournisseurs de services Cloud facturent des frais supplémentaires sur le transfert des données, notamment sur des données hébergées hors site. De même, certains fournisseurs imposent des frais additionnels sur le download et l'upload, ou bien des frais d’accès aux disques de données. D’autre part, un autre paramètre est à prendre en compte pour les entreprises, c’est l’explosion de la volumétrie des données qui engendre des coûts supplémentaires sur la conservation et la sauvegarde de ces données à long terme. Enfin, l’entreprise ne doit pas sous-estimer les coûts sur la transférabilité des données dans son propre système d’information en cas de rupture de contrat avec son fournisseur Cloud.

 

Quel est le cadre juridique applicable pour la protection de mes données hébergées dans le Cloud ?

Le cadre juridique applicable dépend de la nature des données. Par exemple, les données à caractère personnel sont soumises à la Loi Informatique et Liberté qui encadre strictement leur utilisation et transfert (http://www.cnil.fr/documentation/textes-fondateurs/loi78-17/). Cela se traduit par la nécessité pour l’entreprise ou entité publique, en tant que « responsable de traitement », de respecter notamment des obligations de déclaration ou d’autorisation ainsi que d’information des personnes dont les données sont traitées. Le prestataire de Cloud computing est lui considéré comme un « sous-traitant » qui doit présenter des garanties de confidentialité et de sécurité des données dont il a la garde.

 

Qui est responsable juridiquement des données, l’entreprise cliente ou le fournisseur ?

L’entreprise ou l’entité publique reste propriétaire et responsable de données qu’elle transfère sur le Cloud. Le prestataire de Cloud computing joue le rôle d’hébergeur au sens de la Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=84595BF717EDCBD76C19F7D6797B4094.tpdjo01v_3?cidTexte=JORFTEXT000000801164&dateTexte=20140811). Cela signifie qu’il n'a aucune obligation générale de surveillance des environnements virtuels des abonnés et n’est pas responsable de l’utilisation qu’ils en font. Toutefois, dès lors qu’il a connaissance d’un contenu illicite, il doit empêcher ou couper l’accès à ce contenu.