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Comment gérer et piloter la qualité de service (QoS) dans le Cloud ?

Quel que soit le type de service cloud utilisé, une interruption de service pour une entreprise qui exploite une infrastructure IT et des applications peut s’avérer lourde de conséquences, avec à la clé, une possible perte de productivité, de données ou de chiffre d’affaires. Dans l’histoire récente du Cloud Computing, ces interruptions de services se sont déjà produites, entrainant le plus souvent une activité perturbée et parfois même des pertes de données. Face à ce constat alarmant, il est donc essentiel pour l’entreprise de considérer, d’analyser et de lister, dans un contrat avec son fournisseur Cloud, les niveaux de services proposés (SLA) pour gérer la qualité du service en question. Précisons que la qualité de service du Cloud (QoS) doit ainsi répondre aux différentes exigences des entreprises clientes en termes de disponibilité, de fiabilité, de performance et de coût de ses infrastructures disponibles dans le Cloud. La QoS doit être prise en compte sur toutes les couches supérieures et inférieures (calcul, réseau, stockage, etc.) de l’infrastructure dans le Cloud.

Pour gérer cette QoS et donc satisfaire aux exigences de leurs clients, les fournisseurs de Cloud Public mettent déjà en œuvre différents dispositifs qui font leur preuve comme :

la redondance des équipements ;

des services de plan de reprise d’activité (pour relancer le site en cas de sinistre majeur sur l’infrastructure) ;

  • la déduplication des données ;
  • la sauvegarde des machines virtuelles ;
  • les systèmes de Load-Balancing (répartition du trafic de la bande passante) ;
  • des outils de sécurité (firewalling, systèmes d’anti-intrusion, etc.) ;
  • l’administration des ressources (contrôle et maîtrise du cycle de vie du site et de ses données).

 

Le monitoring des ressources est très important dans une gestion de la QoS, car il permet de guider et de prioriser la configuration et le dimensionnement des ressources suivant la consommation de la bande passante, l’activité des machines virtuelles ou encore l’optimisation du stockage. En effet, un service de monitoring permet de créer des alertes (générées via un mail ou un sms par exemple) afin d’avoir une vue globale sur le trafic en fonction de seuils préalablement établis par l’utilisateur ou l’administrateur de l’entreprise. Et en cas de sollicitation plus importante de son infrastructure Cloud, l’entreprise pourra ainsi facilement provisionner automatiquement des ressources supplémentaires. L’objectif de ce système de monitoring est donc aussi de suivre la consommation des ressources numériques exploitées par l’entreprise pour anticiper les pics de charges et les coûts.

 

Autre point important : c’est le contrôle de la bande passante. Ce dernier qui intervient au niveau de la couche réseau est considéré comme une étape clé dans la gestion de la QoS. C’est en effet elle qui va ordonner aux périphériques réseau de gérer les paquets de données stockés dans la file d’attente de façon à éviter que certains d’entre eux (considérés comme non-prioritaires) n'utilisent à outrance la bande passante. Le contrôle de la bande passante va de pair avec la file d'attente car cette dernière détermine quels paquets prioritaires (déterminés par l’utilisateur) seront livrés en premier pour optimiser au mieux le trafic.

 

En prenant en compte tous ces points cités préalablement, un fournisseur de Cloud Public peut aisément afficher un taux de disponibilité de sa plateforme Cloud de 99,99 %, ce qui se traduit généralement par une indisponibilité annuelle inférieure à 52 minutes par an. Quoi qu’il en soit, en cas de non-respect des niveaux de services, des pénalités peuvent être appliquées pour le prestataire de services, ces pénalités permettent aussi aux entreprises de mieux tolérer la défaillance du ou des service(s) en question.